Les fondamentaux de l'humanisme ( Claude Delbos)

Pour réfléchir à l’avenir de l’humanisme, je propose, sous le titre « Les Fondamentaux de l’Humanisme » d’essayer de préciser le concept.

À la lecture du Grand Robert on apprend que le mot humaniste désignait en 1539 un lettré ayant une connaissance des langues et des littératures grecque et latine.

Par la suite il a qualifié les lettrés de la Renaissance, comme Lefèvre d’Étaples, Guillaume Budé ou Érasme, qui se consacraient à faire connaître les œuvres et les idées des écrivains de l’Antiquité ; ou encore Montaigne, Rabelais et d’autres, déjà sous l’influence de cette idée de Pic de La Mirandole : « La dignité de l’être humain, c’est d’avoir reçu le privilège : « D’être seulement ce qu’il devient et de devenir ce qu’il se fait ».

En 1877 selon Lalande, l’humanisme est le mouvement d’esprit initié par les humanistes de la Renaissance, caractérisé par « un effort pour relever la dignité de l’esprit humain et le mettre en valeur en renouant par-dessus le moyen-âge et la scolastique, la culture moderne à la culture antique »

Au19ème siècle, l’humanisme philosophique est défini comme une doctrine « qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement, en s’attachant à sa mise en valeur « par les seules forces humaines ».

Nous retiendrons donc qu’il s’agit, demain comme hier :

–  D’élever la dignité de l’esprit humain et de le mettre en valeur par la culture

–  De prendre pour fin la personne humaine, son épanouissement et sa mise en valeur.

–  Et de ne compter pour cela, que sur les seules forces humaines.

Pour l’avenir, nous définirons l’humanisme comme

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